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Préconisations supports graphiques pour développement front-end

Quelques bonnes pratiques, à l’attention de nos amis graphistes, pour fournir des supports de découpe exploitables.

Prise en charge des différents navigateurs et OS

Proposer une prise en charge des versions n -1 de chaque navigateur et OS (pour les mobiles) sur la base des dernières statistiques (en fonction de la zone géographique visée) accessibles ici https://www.w3counter.com/globalstats.php.
Suivant la cible d’utilisateurs propre au projet on peut affiner si il le faut, mais par contre on ne va pas différer le scope de prise en charge en fonction des zones géographiques (France : telle et telle version, Angleterre : telle et telle version, etc..). Il faut absolument dégager un tronc commun de versions de navigateurs et d’OS.

Autres sources d’informations sur la fréquentation des sites selon les OS, navigateurs, résolutions d’écran, etc…:

Pour une liste exhaustive et chronologique des versions des OS et des navigateurs: https://crossbrowsertesting.com/browsers.

Peut-être se caler sur le support de Flexbox ? http://caniuse.com/#search=flexbox.

Etat des lieux OS et navigateurs au 22/03/2017

  • Internet Explorer 11
  • Edge 14, 13
  • Firefox 52, 51
  • Chrome 57, 56
  • Safari 10, 9.1
  • iOS Safari 10.2, 9.3

Points de rupture

Les points de rupture préconisés à l’heure actuelle (précos fondées sur des stats d’utilisation à l’échelle mondiale – W3Counter Global Web Stats) sont :

  • Limite haute Smartphone : 640px; (soit, à partir de 641px, on passe en vue Tablette)
  • Limite haute Tablette : 768px; (soit, à partir de 769px, on passe en vue Desktop)

On ne cible pas un modèle ou une marque de smartphone ou de tablette, mais des résolutions cibles moyennes.

Si le site exploite la totalité de la largeur disponible en vue Desktop

La page s’étend sur 100% de la largeur de l’écran. A ce moment-là, pas de préconisations si ce n’est de respecter les deux points de rupture donnés ci-dessus.

Pour un site dont la page serait contenue dans une largeur fixe et centrée en vue Desktop

Voici les largeurs maximum préconisées par vue, gouttières (marges) incluses :

  • Smartphone : 640px (soit 610px avec 15px de gouttières à gauche et à droite)
  • Tablette : 768px (soit 738px avec 15px de gouttières à gauche et à droite)
  • Desktop : 1200px (soit 1170px avec 15px de gouttières à gauche et à droite)

Si le principe de gouttières n’est pas maîtrisé côté graphistes, me les envoyer.

Grille

La grille de 12 colonnes est un standard aujourd’hui car elle est pratique à diviser (2,3,4,6 ont tous 12 comme multiple).
Aujourd’hui, la version SASS de Bootstrap nous permet de générer à la volée des grilles du nombre de colonnes qu’on veut.
Donc ils peuvent très bien partir sur du 6, 14, 16, 18, 24 colonnes si ils ont envie.

Ce qui est important par contre, c’est :

  • d’avoir la même grille sur toutes les pages, peu importe la vue (Mobile, Tablette, Desktop)
  • de bien maîtriser le concept de gouttières et de les exploiter pour créer des espaces verticaux entre les différentes zones dans les maquettes

Texte dans les supports graphiques

Utiliser l’unité px pour vos tailles de texte. L’unité pt n’a de valeur que pour les documents destinés à l’impression papier et 10pt ne sont pas l’équivalent de 10px.

Polices de caractères spé

Dans l’idéal, les polices de caractères spé viennent de https://www.google.com/fonts.

Le client peut, bien entendu, imposer l’utilisation d’une police payante si il s’acquitte des droits nécessaires à son utilisation pour le support web.
La plupart du temps, il s’agit d’un service qui fonctionne comme Google Fonts (à savoir qu’il héberge les polices et fournit un CDN qui permet de les exploiter sur son site), mais payant.
Plusieurs types de forfaits sont généralement proposés.
Si le client fait ce choix, nous irons plus loin dans les explications de ce qu’il doit nous fournir.

En tout cas, de notre côté, il faut refuser de passer des fontes TTF à la moulinette. C’est illégal. D’ailleurs, le service en ligne qui permet de convertir des TTF dans des formats exploitables sur le web (Font Squirrel Webfont Generator) bloque la conversion des polices soumises à des droits d’utilisation sur demande des auteurs.
Aucune police Adobe ne passe, par exemple.

Polices de caractères spé : pour aller plus loin

Voir aussi plus bas: cas des polices Adobe

La maquette livrée intègre plusieurs déclinaisons d’une police propriétaire ?

Le client doit dans un permier temps s’acquitter des droits d’utilisation de cette police et de ses déclinaisons et dans un second temps nous fournir des sources dans un format exploitable pour le support web (« Webfont » sur la plupart des services d’achat, j’y viens plus bas).

Polices manquantes identifiées :

  • FuturaStd Book
  • FuturaStd Bold
  • FuturaStd Medium
  • FuturaStd Heavy

J’ai trouvé une police « Futura », diffusée par « Adobe », sur le suite suivant : https://www.myfonts.com/fonts/adobe/futura/. Mais il semble qu’elle soit uniquement commercialisée dans un format à destination des supports « print » (Cliquer sur « Buying choices » : elle est disponible pour une utilisation « Desktop » seulement).

Il existe d’autres polices « Futura » (https://www.myfonts.com/fonts/bitstream/futura/alternate_cuts.html), comme par exemple celle-ci diffusée par « Bitstream » : https://www.myfonts.com/fonts/bitstream/futura/#index. En cliquant sur « Buying choices », on voit que les sources sont disponibles pour une utilisation « Desktop », mais aussi « Webfont » qui nous conviendra mieux.

On voit dans la liste déroulante que cette police se loue pour un nombre de pages vues par mois (10 000, 100 000, 1 000 000, illimité).
Je parle de location car ce type de service fonctionne comme Google Fonts en fournissant un CDN que l’acquéreur peut ensuite déclarer dans les en-têtes des pages de son site afin d’accéder à la police.
Avec ce fonctionnement, la police sera hébergée sur un serveur du service myfonts.com.

Ce service va surveiller le nombre de pages vues qui accèdent à la police et couper l’accès lorsque le seuil de pages à afficher défini lors l’achat est dépassé.
La police sera alors remplacée par une version déclarée en fallback dans nos CSS.
Les personnes en charge de la charte doivent nous communiquer laquelle. Il faut préférer une police répandue, installée sur une majorité de postes comme Arial, Verdana…
Le service http://www.cssfontstack.com/ donne un bon aperçu des polices les plus disponibles suivant les environnements (Win, Mac).

J’ignore par ailleurs si l’itération de la police « Futura » proposée par « Bitstream » conviendra pour la charte que nous devons mettre en place.
Il en existe d’autres sinon (lien déjà donné plus haut – https://www.myfonts.com/fonts/bitstream/futura/alternate_cuts.html).
C’est aux personnes en charge de la charte graphique de nous confirmer ça.

Voilà pour les pratiques actuelles. Le client peut, bien-sûr, trouver un autre service si le mode de fonctionnement ou les tarifs de celui-ce venaient à ne pas convenir.
Je ne le préconise pas particulièrement; c’est juste qu’il met à disposition la police utilisée.

Il reste possible de remplacer les polices propriétaires par des polices gratuites fournies sur le même mode par https://www.google.com/fonts.
Gage aux graphistes de nous en communiquer la liste, avec équivalence pour chaque itération de la police Futura (un remplacement des polices dans les sources psd et une nouvelle livraison sera demandé côté intégrateurs).

Attention si le client nous fournit un pack de polices arrivé de nulle-part à exploiter : il existe encore aujourd’hui des moulinettes en ligne capables, à partir d’une police au format *.TTF de générer des packs « Webfont ».
La plupart de ces outils (comme https://www.fontsquirrel.com/) bloquent la conversion de polices nécessitant des droits d’utilisation.

Dans tous les cas, si le client nous fournit un pack de fichiers, il devra également nous fournir la preuve d’achat et l’autorisation et les conditions d’exploitation qui vont avec.

Cas des polices Adobe

Voici les différentes formules proposées par Adobe : https://typekit.com/plans.

La police Aktiv Grotesk n’est pas disponible dans la formule GRATUIT : https://typekit.com/fonts/aktiv-grotesk/availability.

  • La formule PORTEFEUILLE (50$/an) permet l’affichage de la police Aktiv Grotesk pour 500 000 pages vues/mois.
  • La formule PERFORMANCES (100$/an) permet l’affichage de la police Aktiv Grotesk pour 1 000 000 de pages vues/mois.

Mode d’utilisation légale des polices Adobe sur un site web : https://helpx.adobe.com/fr/typekit/using/add-fonts-website.html.

  1. On se connecte à Typekit
  2. On sélectionne les polices qu’on souhaite exploiter sur notre site
  3. On récupère un code javascript qui nous permet d’afficher les polices choisies dans les pages de notre site (https://helpx.adobe.com/fr/typekit/using/add-fonts-website.html#main-pars_text_4).
  4. Utilisation des noms font-family dans votre code CSS. Pour une police dont la classe ajoutée à l’élément html correspond à wf-aktivgroteskthin-i2-active, le code à ajouter dans les styles est : font-family: aktiv-grotesk-thin, sans-serif;.

Convertir une source TTF en police WEB (formats WOFF, WOFF2 notamment) qu’on hébergerait sur serveur nous appartenant est une pratique illégale pour des polices ADOBE.

Icônes, pictogrammes

Quelques règles de base

  • Eviter de fournir des icônes au format bitmap (BMP, JPG ou GIF récupérées sur internet et sur lesquels ont été appliqués des filtres Photoshop comme l’incrustration de couleur – HTML/CSS/JS ne nous permettent pas de faire la même chose dans un navigateur).

Icônes libres de droits

Icônes spé (designées côté créas)

  • Les icônes spé doivent nous être fournies au format SVG de manière à faciliter la création d’une police d’icônes.
  • 1 icône = 1 fichier SVG. Pas de fichier/planche unique comprenant toutes les icônes.
  • Ces icônes doivent être monochromes; elles pourront être fournies dans n’importe quelle couleur car nous pourrons modifier la teinte via CSS.
  • Si une même icône est assemblée à partir de plusieurs tracés vectoriels, s’assurer que ces derniers sont bien liés avant de générer le SVG. Les tracés vectoriels de vos icônes doivent être convertis en éléments pleins pour être exploitables. Démarche à suivre sous Illustrator et Fireworks.
  • Si vous utilisez Illustrator, sauvegardez vos SVG avec les paramètres définis ici.
  • Avant de nous renvoyer les pictos modifiés, le graphiste peut vérifier l’intégrité de ses fichiers SVG en tentant de les importer dans un outil en ligne de création de polices d’icônes : https://icomoon.io/app/#/select. Il suffit de cliquer sur le gros bouton mauve « Import Icons », d’uploader les fichiers SVG et de vérifier que l’affichage est optimal.

Guide de styles

Un article (en français) qui explique bien l’intérêt du guide et ce qu’il doit contenir : 24 jours de web – Un guide qui a du style.

Un exemple de guide (base Bootstrap 3 – mais il y a trop de choses) : Bootstrap Style Guide Boilerplate by Monolinea.

Cet exemple contient beaucoup d’informations. Le graphiste doit lister uniquement les éléments et composants récurrents qui vont réellement servir. Les indispensables selon moi :

  • Foundation
    • Colors
    • Grid
    • Typography
  • Base styles
    • Buttons (on a 6 boutons dans l’exemple ; pas la peine d’essayer de placer les 6. On peut très bien s’en sortir avec 2, 3 ou 4 différents seulement. Ne créer plusieurs couleurs de boutons que si ils ont réellement un sens d’action différente attendue de la part de l’utilisateur)
    • Form Controls
    • Headings (pareil : on a 6 niveau de titres ; pas la peine d’essayer de tous les placer. On peut très bien s’en sortir avec 4)
    • Images (ici, consigner absolument tous les formats d’images qui seront utilisés. Passé 5 ou 6 formats différents, il y en a trop…)
    • Lists
    • Tables
    • Text Elements
  • Patterns
    • Alerts (ne créer plusieurs couleurs d’alertes que si elles ont réellement un sens différent pour l’utilisateur)
    • Forms
    • Navs – Tous les mécanismes de navigation du site (navigation principale, navigation contextuelle, fil d’Ariane, onglets, pagination…)

Des éléments non présents dans cette liste peuvent être rajoutés au besoin si d’autres composants récurrents sont présents dans les pages.


Travail avec Zeplin ou Avocode

  • Absolument toutes les tailles (pas uniquement les textes) sont en points (pt) dans les maquettes que j’ai vu. Il est très important pour nous d’avoir des tailles en pixels (px).
  • J’ai repéré au moins une taille d’élément (tuto-step-3 > cercle ’30 min’) dont la largeur était un nombre décimal (105.3pt). On ne va pas implémenter d’éléments dont les dimensions sont fondées sur des nombres décimaux.
  • Les informations de couleurs sont en RGB. Il faut nous les fournir en hexadécimal. J’ai vu qu’elles étaient en hexadécimal dans le Guide de Styles. Il faudrait qu’elles s’affichent en hexadécimal directement dans les maquettes afin de ne pas avoir à switcher systématiquement entre le Guide de Styles et les maquettes pour obtenir une couleur.
  • Les sorties proposées pour les icônes/pictogrammes sont au format PDF et PNG. Il nous faudrait une sortie au format SVG ou, à défaut, que toutes les icônes proviennent d’un pack d’icônes de type http://fontawesome.io/ qui fournit une fonte web. Si un pack d’icônes payant a été utilisé, il faudra nous le fournir. Nous n’allons pas traiter les icônes sous forme de sprite PNG, mais sous forme de fonte.
  • Je vois dans la page ‘login’ que tous les éléments graphiques sont au format Bitmap et qu’on ne peut pas les extraire. A ce titre :
    • Les sorties proposées pour les visuels d’illustrations (photos, bannières, etc…) doivent inclure le format Jpg.
    • Les logos et autres éléments qu’on ne considère pas comme des icônes ou pictogrammes doivent être extractibles sous forme de PNGs transparents.
  • Zeplin laisse-t’il la possibilité d’afficher la grille en surimpression sur les maquettes (de manière légèrement transparente) ?

Remarque d’ordre plus général :

  • Les points énoncés dans la liste ci-dessus doivent être respectés pour nous permettre de réaliser un travail optimal de notre côté.
  • On ne s’engage pas sur du Pixel Perfect. On garantira simplement des espacements et des alignements homogènes entre les différents composants des pages. L’intérêt d’utiliser une grille est également de pouvoir caler les composants de pages dessus. Par exemple, un champ texte de formulaire ou un visuel dans une page donnée ne fait pas 300px de large mais 3 colonnes. L’espacement entre deux éléments alignés ne fait pas 30px de large mais la largeur de la gouttière de la grille, etc …
    Je crois qu’ils ont parlé de Pixel Perfect. En responsive, ça n’a pas de sens sachant que toutes les largeurs (voir certaines hauteurs, notamment pour les images) s’adaptent de manière homothétique/fluide en fonction de la largeur de l’écran du support de consultation. Et des supports de consultation, il peut y en avoir 15.000 différents …
  • Sachant que nous acceptons de travailler avec un outil (Zeplin) imposé par nos interlocuteurs afin qu’ils puissent travailler dans les meilleures conditions, nous attendons de leur part d’être réactifs si nous rencontrons des soucis d’exploitation des sources fournies.

Ressources externes

Photoshop etiquette

Photoshop etiquette – A guide to discernable webdesign. Défend une approche organisée du webdesign en promouvant la clarté, l’empathie et l’intention.

Les objets dynamiques liés dans Photoshop

Les objets dynamiques sont des calques qui contiennent les données d’images pixellisées ou vectorielles, comme les fichiers Photoshop ou Illustrator. Ils conservent le contenu source des images avec toutes leurs caractéristiques d’origine, vous permettant ainsi d’apporter des modifications non destructrices au calque. Comme avec du templating, vous y trouverez quelques avantages :

  • moins de répétition ;
  • une propagation des changements « automagique » ;
  • une organisation proche de celle de votre CMS ;
  • et une facilité pour travailler à plusieurs.

[CSS] [Bootstrap] Correction d’un bug de la fonctionnalité Collapse sous la v3

Le bug a été officiellement corrigé par l’équipe de développement de Bootstrap. Rendez-vous sur leur page GitHub pour récupérer la dernière version.

La fonctionnalité Collapse de Bootstrap v3 peut-être utilisée dans le cadre d’un Design Responsive pour cacher, en mode de visualisation Mobile, une navigation ou un champ de recherche et afficher un bouton Voir/Masquer.

Dans une version Custom de Bootstrap v3 générée le 05/09/2013, un bug dans la CSS source empêche le masquage des éléments en mode Mobile. Pour remédier à ce souci (jusqu’à ce qu’il soit corrigé par l’équipe en charge de développer le framework), charger le code CSS ci-dessous immédiatement après bootstrap.css ou bootstrap.min.css :

Ce code provient d’une version antérieure des sources CSS de Bootstrap.

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